mardi 12 mars 2013

Julien Sagot à la place des Arts



Ne manquez pas le dernier concert de Sagot à Montréal pour la tournée Piano Mal au Studio-théâtre de la Place des Arts le Samedi 23 mars 2013 à 20h00. 

Percussionniste de Karkwa depuis la création du groupe, Julien Sagot se projette à l'avant-scène avec son premier effort solo. Accompagné de musiciens, l'auteur-compositeur-interprète explore la scène de par sa musique inspirée au son unique. Son premier disque est sur les tablettes depuis le 30 janvier 2012.

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samedi 15 septembre 2012

Heureux comme Ulysse

Son groupe en jachère, le percussionniste Julien Sagot tire de bien différentes flèches de son carquois de solitaire. Mais sur scène, il retrouve un territoire familier où il occupe une nouvelle position. Le centre.

Julien Sagot se penche sur son café, ses Ray-Ban bleues sur le nez, rayonnant dans les lueurs pâles d’un dimanche matin de septembre. "Je suis content de faire de la scène avec le disque. J’aime le stage, déconstruire les chansons, les faire vivre autrement", s’enthousiasme-t-il d’emblée.

Tandis que son comparse de Karkwa, Louis-Jean Cormier, s’apprête à lancer son premier album, Sagot, qui l’a précédé à la ligne de départ, amorce le hiatus du groupe en transposant pour les planches les inquiétantes volutes sonores de son premier essai solo, Piano mal.

"Ce sont des chansons que je voulais comme un rêve", expose le percussionniste qui, ici, joue aussi du piano, de la guitare classique, et passe sa voix, qui parle plus qu’elle ne chante, à travers des filtres qui la trafiquent parfois jusqu’à saturation. "Je voulais que ce soient des univers étranges, et que les textes, qui sont parfois déroutants, puissent nous amener d’un lieu à l’autre dans une même chanson."

Côté sens, l’effet est réussi, et comme dans un songe où une porte mène sur un autre univers et où le décor se dérobe lorsqu’on a le dos tourné, les chansons de Sagot ressemblent à de troublantes poupées gigognes. 

Pour l’oreille, c’est aussi une affaire de décor, de paysages qui alignent autant les fins du monde de musiques concrètes, la joliesse de motifs répétés à la manière d’un trip-hop organique et d’indéniables accointances avec le délire graveleux d’un Tom Waits et le très narratif Cargo culte d’un Gainsboug.

Sur scène, Sagot s’amuse encore à dérouter, à envoyer promener l’auditeur, mais surtout les musiciens qui l’accompagnent.

"La dynamique est complètement différente, se réjouit-il. Avec Karkwa, les choses sont réglées au quart de tour, et du début à la fin, les structures des chansons sont préétablies. Là, j’essaie de nouvelles choses, et je lance volontairement des peaux de banane sur scène pour voir si quelqu’un va glisser dessus. J’aime me mettre en danger, provoquer une certaine instabilité, des surprises."

"Ce sont des chansons très ouvertes, qui permettent justement ce genre de trip, poursuit-il. Dans un groupe aussi créatif que Karkwa, c’est normal: dès qu’on jette les bases d’une chanson, tout le monde a une idée à ajouter, et à la fin, ça donne les pièces denses que tu connais. Et si j’aime beaucoup ce que nous faisons ensemble, là, je voulais donner de l’air aux chansons, faire respirer les structures, en mettre le moins possible."

Sagot lève les yeux, s’étale un sourire sur le visage. Les quelques spectacles récents l’ont rassuré, il prend ses aises, désormais au premier plan, au centre de la scène. Heureux qui, comme Ulysse, rentre chez lui. "Au début, je ne savais pas trop comment faire, mais j’ai vite appris à être frontman. Et j’aime ça! Et puis, je me sens tellement bien sur scène. Je me rends compte que je suis vraiment fait pour ça."

Article de David Desjardins paru dans Voir le 13 septembre 2012 

mardi 4 septembre 2012

Exclaim.ca : " Think Serge Gainsbourg meets Thom Yorke and Angelo Badalamenti in Africa"

Julien Sagot pulled off a showcase of his critically acclaimed album from last year, Piano Mal. His finely wrought balance of soundscapes and progressive pop took a while to find its legs but was in full flight by set's end. Think Serge Gainsbourg meets Thom Yorke and Angelo Badalamenti in Africa. It was impressive to see an opening act called back for an encore.

dimanche 2 septembre 2012

Julien Sagot au FME 2012


J’avais vu Sagot au Zaricot, peu de temps après la sortie de son album. Je l’avais trouvé enfermé dans son univers, peu enclin à rejoindre le public, comme si c’était ce dernier qui devait faire l’effort d’entrer dans le monde glauque que Sagot propose.

Revirement de situation au FME, où il était plus en vie, plus présent. Oh, l’univers est toujours aussi sombre, mais j’ai senti l’envie de partager, d’accueillir son public. Peut-être que le changement de musiciens accompagnateurs y est pour quelque chose.

Extrait de l'article "FME, jour 3 : Des spectacles, des surprises et des rencontres" de Frédéric Mailloux dans Vivre la nuit" le 02/09/2012